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Comment réviser 1 : Réduire l'angoisse

Comment réviser 1 : réduire l’angoisse.


Comment ne pas laisser voir ses limites à un examinateur. Ou plus souvent comment avoir des limites qui soient acceptables par l’examinateur. Le grand, l'éternel problème, n'est cependant pas de ne pas montrer ses limites, mais de les vivre. Dans ce premier article consacré aux révisions, nous posons le problème.

Toute personne, quelle que soit sa  profession, à tous les niveaux et à tout moment, est consciente d'avoir des « trous » dans sa formation. Que l’on soit ingénieur, médecin, mécanicien, on a des trous. Il est normal que l’économiste se plaigne de ses lacunes en sociologie, le médecin des siennes en biochimie, le spécialiste de l’histoire moderne de ses lacunes dans la connaissance de l’Antiquité,  et ainsi de suite. Bien sûr cette notion de trou est relative. Ce qui semble un gouffre au  maître, sera vu comme un petit trou par l’élève. En tout cas, personne n’a des connaissances complètes.

L’angoisse de la page blanche : elle est bien connu de tous y compris de ceux que l’on croit au-dessus de ces contingences. Un des instituts de recherche les plus prestigieux, l’Institute for Advanced Study de Princeton qui a accueilli  Einstein, Gödel, Oppenheimer entre autres reçoit chaque année des sommités durement sélectionnés pour qu’ils puissent se consacrer à l’étude. Ils sont extrêmement bien payés, ont une secrétaire et n’ont aucune obligation d’aucune sorte. Beaucoup obtiennent d’excellent résultats mais d’autres sont frappés d’un syndrome spécial, appelé syndrome de Princeton : celui de la page blanche, ils ne produisent rien. Plus le temps passe plus la feuille blanche devient lourde, pesante. Plus elle les incommode, moins ils supportent leur situation, et plus ils sont paralysés. Les semaines passent et rien ne vient, ils n'écrivent pas la moindre ligne. Certains ont sombré dans une profonde dépression, au point de demander à être internés dans des établissements psychiatriques. Le meilleur moyen de prévenir cette angoisse est de bien se préparer dès aujourd’hui. Le jour de l’épreuve, vous appliquerez les conseils sur la préparation mentale. Si vous avez des idées qui vous surviennent à la distribution du sujet, comme « c’est trop dur » ou « je ne vais pas y arriver » vous réagirez immédiatement en répondant à votre petite voix intérieure par « c’est facile, je le peux ! ». C’est un état d’esprit de « gagnant, de réussite, dans lequel vous devez vous plonger dès maintenant. Vous vous mettez au travail pour réussir, et vous refusez de laisser de la place au doute.

Une copie blanche, cela n'a rien de surprenant, ou de « pathologique ». Certains des plus grands intellectuels et scientifiques sont passés par là et y passeront encore. Le syndrome de Princeton et de multiples biographies d'écrivains et compositeurs célèbres (par exemple, le récit des dernières années de vie de Giacomo Puccini) montrent qu'il s'agit d'une réaction qui, si elle n'est pas vraiment physiologique, n'est pas non plus pathologique. En fin de compte, c'est quelque chose qui arrive (comme on disait autrefois) même dans les meil­leures familles. L'important, c'est de trouver une issue.

L’acceptation sereine des faiblesses de notre formation fait partie d'un art difficile, et pourtant indispensable. Celui de savoir vivre en paix avec ce que nous savons et ce que nous pouvons savoir. La question se pose aussi au moment des examens.

Cette démarche d’aborder ainsi les révisions peut sembler étonnante. L’objectif n’est-il pas d’accumuler les connaissances ? Oui justement, il faut déterminer ce qui est essentiel à connaître, donc éliminer ou tout au moins comme nous le verrons plus loin, donner aux questions secondaires le temps qui leur convient. Que celui qui n’a jamais abordé un examen, un concours sans avoir fait des « impasses », que le professeur qui n’a jamais donné un cours sans des lacunes de préparation se signale.

En tout cas cette crainte du trou est là. Différente pour le cancre qui craint d’être recalé, et pour le fort en thème qui redoute une note médiocre. Mais tous les deux, se disent « pourvu que je ne sois pas interrogé sur cette question ». Le 2° identifiant beaucoup plus précisément la ou les questions pièges.

Il est là, l’objectif des révisions. Réduire au maximum ces angoisses. Nos connaissances étant nécessairement limitées, tous les trous ne pourront jamais être éliminés. Mais il convient, en ordonnant son travail, de faire que l’angoisse paralysante, devienne un stimulant pour progresser dans ses compétences.

Quand arrive le moment des révisions ? Quand le moment des examens est suffisamment proche pour que se pose la question des trous, mais aussi suffisamment éloigné pour que l’on puisse envisager sérieusement de combler ces trous.

Pour bien réviser, il faut être réaliste. Quelles sont les 2 grandes réalités que va rencontrer celui qui s’organise ? Le temps et le programme.

Pour aller plus loin :

 

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Mis à jour (Samedi, 10 Avril 2010 07:35)

 
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