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École : le libre choix est possible

Libre choix de l’école : oui, c’est possible ! Anne Coffinier, normalienne et énarque, directrice de la Fondation pour l’Ecole, présente le sondage réalisé par l’IFOP. Etonnant !

 

"La politique se décide aujourd’hui à coup de sondages. Pas un jour sans un sondage. C’est agaçant mais c’est ainsi. Il vient en tout cas d’en sortir un qui donne du fil à retordre aux ennemis de la liberté scolaire, c’est le sondage IFOP du 2 juin dernier, réalisé à la demande de la Fondation pour l’école.

Les Français y plébiscitent le principe de l’autonomie de gestion des établissements scolaires : 74 % des sondés se déclarent favorables à une diversification de l’offre scolaire pour réduire l’échec scolaire, 87 % au renforcement des pouvoirs des directeurs d’école « en matière de discipline, d’organisation des enseignements et de gestion de l’équipe des professeurs dans leur établissement » et 81 % à ce que le directeur ait le pouvoir de recruter lui-même son équipe de professeurs.

Mais ce sondage va plus loin et pourrait même rebattre les cartes du jeu politique sur la question scolaire en révélant que 84 % des ouvriers sont favorables au chèque éducation ou au crédit d’impôt, car ils considèrent qu’en l’état actuel des choses, seules les familles les plus aisées sont véritablement en situation de choisir l’école de leur enfant. De même, 85 % des sympathisants de gauche souhaitent que l’État mette en place un tel système de financement de la scolarité pour toutes les familles (contre seulement 74 % pour l’ensemble de la population).

En 2008, déjà  Jacques Attali, proposait l’instauration du chèque éducation (sans en préciser bien clairement les contours) dans le rapport qu’il remit au Président de la République sur « la libération de la croissance française ».

Le présent sondage montre aujourd’hui que les Français dans leur ensemble et indépendamment des clivages partisans, soutiennent le ticket scolaire.

Pour illustrer l’intérêt d’une vraie liberté scolaire donnée par le chèque éducation, la Fondation pour l’Ecole, lors du Colloque organisé au Sénat, a présenté l’exemple suédois. Car il met en relief que le souhait des parents, la liberté et l’intérêt des enfants, une formation de qualité, se rejoignent.


La Suède ou le choix gagnant du chèque éducation

La Suède est un cas intéressant pour la France à deux titres : le système éducatif suédois est unanimement salué comme l’un des plus performants et des plus équitables du monde. De plus, on ne peut accuser la Suède d’être réactionnaire, ultralibérale, manipulée par les lobbies de l’Église catholique ou peu soucieuse des défavorisés. Or c’est cette Suède volontiers prise en exemple par les politiques qui a mis en place dès 1992 le chèque éducation pour « améliorer la qualité de son système, diversifier l’offre scolaire en libéralisant le choix de l’école par les parents », précise le député du parti centriste suédois, Mats Gerdau. Les municipalités financent toutes les écoles référencées en fonction du nombre d’enfants scolarisés. Toutes les écoles, publiques ou privées, laïques ou confessionnelles, sont gratuites de 3 à 20 ans grâce à ce système. Ce modèle s’étend de la maternelle jusqu’aux jeunes de 20 ans.

Les établissements scolaires indépendants sont rémunérés par les municipalités à parité avec les établissements publics. Ils doivent respecter les mêmes objectifs généraux et le même cadre juridique que l’enseignement public, mais peuvent présenter des profils divers, qu’ils soient culturels, ethniques, pédagogiques ou religieux. L’expérience est très concluante. Les évaluations montrent que la concurrence entre les écoles a contribué à améliorer la qualité même dans les écoles publiques, du moins dans les zones où se trouvent des écoles libres.

Ce système, introduit par un gouvernement de centre-droit, a perduré sous le gouvernement social-démocrate car ses alliés écologistes sont favorables aux écoles indépendantes. L’opposition sociale-démocrate juge aujourd’hui que ces nouvelles écoles indépendantes « sont là pour durer ». Voilà de quoi inciter nos politiques, en mal d’idées pour sauver l’école, à faire preuve d’audace en misant sur le chèque éducation ou son équivalent fiscal, le crédit d’impôt. Une telle réforme permettrait en outre à notre pays de réaliser d’appréciables économies car un enfant dans le public coûte à la nation environ 7000 euros par an tandis que la scolarisation dans l’enseignement libre (hors contrat) coûte actuellement 3000 euros."

Pour aller plus loin :

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