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Banques, dettes et crises.

Voici 3 extraits du livre de J. Attali, « Un homme d’influence, Sir Siegmund G. Warburg 1902-1982 ». Extraits sur l’argent, la relation entre banques dettes et crise ; la relation entre les banques et le complexe militaro-financier ; et ce qu’Attali appelle les dollars de contrebande, les eurodollars, et le blanchiment d’argent.

L'ÉCONOMIE DE LA DETTE page 164

A partir de 1926 en 3 ans les banques vont distribuer beaucoup d’argent ce qui va  aggraver la situation.

Voici venir, à partir de 1926, trois années de croissance pendant lesquelles tous les banquiers du monde aggrave­ront la crise par leurs prêts, en croyant ainsi l'éloigner. Voici des années d'affluence illusoire, dans un torrent qui fonce vers les rapides et les chutes.

Les taux de change sont redevenus fixes et semblent garantis par la convertibilité en or, directe ou indirecte, des principales monnaies. Grâce au jeu des prêts, le com­merce international se développe. L'Amérique est en pleine expansion. Le métier des banques d'investissement y devient très rentable et les banques commerciales les

concurrencent activement sur leur propre terrain. Grâce aux réseaux créés pendant la guerre pour distribuer les bons d'armement, et qu'il faut bien utiliser à autre chose, les banques américaines émettent à tout-va des emprunts pour des entreprises de toute sorte, fabriques de radios, firmes automobiles ou aéronautiques. L'épargne améri­caine s'y investit sans réticence. La taille des émissions augmente, atteignant jusqu'à 25 millions de dollars, au lieu d'un million avant-guerre. La concurrence entre les banques est acharnée, leurs revenus considérables217.

les warburg américains dans la guerre Page 267.

Le complexe militaro-industriel se développe autour des banques.

Le 7 décembre 1941, Pearl Harbor n'est pas une sur­prise pour tout le monde. A Londres, l'entrée en guerre des États-Unis est accueillie à la fois avec soulagement et ironie : cela fait trop longtemps qu'on l'attend. A New York, les banquiers d'affaires — Morgan, Kuhn Loeb, Dillon Read — écartés des affaires publiques par le New Deal, y reviennent en force pour financer l'économie de guerre. Le gouvernement américain distribue pour 175 milliards de dollars de contrats militaires, et le complexe militaro-industriel se développe autour des banques. La R.F.C. finance le prêt-bail pour toute l'économie améri­caine, et y dépense jusqu'à 55 milliards de dollars. Certains en Amérique identifient à l'époque, sans doute avec quel­que schématisme, huit groupes financiers qui contrôle­raient alors l'essentiel de l'économie industrielle améri­caine engagée dans la guerre : le groupe Du Pont (Gene­ral Motors, -du Pont, U.S. Rubber), le groupe Mellon (Gulf OU, Westinghouse), le groupe Morgan (United Steel, General Electric, Kennecott Coppers, A.T.T.), le groupe Rockefeller (Standard Oil, Chase National Bank), le groupe Kuhn Loeb (tous les services publics) et le groupe Boston (United Fruit, First National Bank of Bos-lon). Même si le tableau est simpliste81, la réalité n'en est pas trop éloignée.

Les $ de contrebande vont jusqu’au mépris des souverainetés et finalement au blanchiment de l’argent sale. Page 389

Le marché est encore étroit. Chaque euro-émission de­mande plusieurs semaines pour être négociée. Les em­prunteurs sont des entreprises connues, allemandes, nor­végiennes, autrichiennes, italiennes et japonaises. Les prê­teurs sont anonymes, ce qui permet de placer des capitaux douteux et de recevoir des intérêts sans payer d'impôts — c'est ce qui fera le succès du marché. En ces débuts, cer­tains disent que des anciens nazis, la Mafia, des souverains déchus, ou plus simplement des fraudeurs du fisc qu'on nomme joliment à l'époque les « dentistes belges », trou­vent dans ces émissions une bonne occasion de «blan­chir » leur argent204. Le fait que des banques suisses placent l'essentiel de ces premiers euro-emprunts et des banques luxembourgeoises en découpent les coupons, autrement dit en paient les intérêts, donne quelque con­sistance à cette thèse.

Sir Siegmund G. Warburg 1902-1982

Un homme d’influence

Jacques Attali Fayard septembre 1985 572 pages

Pour aller plus loin :

§  La Grande Désillusion, extraits FMI

§  Diffamation sur commande par agence de RP

 

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Mis à jour (Mercredi, 23 Juin 2010 16:14)

 
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